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Des activités chouchous pour amuser les résidents!
C’est toujours plaisant de recevoir de bonnes idées! Plusieurs spécialistes en loisirs nous ont partagé des activités qui plaisent à leurs résidents. En panne d’idées? Laissez-vous inspirer par ces activités qui plairont à coup sûr! 1. Service au volant de vos restaurants préférés C’est toujours amusant de se retrouver autour d’un café pour discuter! Lorsque nous ne pouvons pas nous rendre au café, le café vient à nous! C’est ce que le CIUSSS MCQ Centre d’hébergement St-Joseph a permis à ses résidents. Les spécialistes en loisirs ont eu une idée de génie en distribuant du bon café et des Timbits. Ils passaient de chambre en chambre, à l’aide d’une façade qui ressemblait à celle du Tim Hortons. Les résidents avaient l’impression de se retrouver au service à l’auto! Le Trinity Village Care Centre a aussi permis à ses résidents de vivre l’expérience Tim Hortons! Les spécialistes en loisirs ont installé des panneaux sur des tables dans les salles à manger et les résidents se présentaient à la fenêtre pour commander. Une idée toute simple qui a apporté beaucoup de joie et ils en parlent encore. Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la vie quotidienne offre une source inépuisable d’activités conviviales et utiles. Les activités de tous les jours, comme aller prendre un café dans son restaurant préféré, sont une source de plaisir et de réconfort. 2. Connais-tu bien le chocolat? Tout le monde aime le chocolat, mais qui s’y connait vraiment? C’est ce que le CIUSS de l’Estrie – CHUS Centre Villa Bonheur a tenté de savoir en créant un jeu portant sur cette gâterie. C’est en se promenant avec son chariot que Louis demandait aux résidents et aux membres des familles de participer au jeu-questionnaire Connais-tu bien le chocolat?. Les sortes de chocolat étaient présentées sur son chariot, ce qui permettait aux participants d’avoir un visuel pour chaque indice. Ce jeu permettait aux familles de se sentir impliquées! Seriez-vous capable de deviner de quel chocolat il s’agit? 😉 J’ai une cerise à l’intérieur, les parents me connaissent bien. 3. À vos marques, prêts, pincez! Ce jeu de compétition et de motricité fine permet aux résidents, en équipe de 2, d’amasser des objets divers sur une table, tout en ayant des pinces à la place des mains. L’équipe qui amasse le plus d’objets sur sa table est couronnée gagnante de la partie. Pour ajouter un certain défi, les spécialistes en loisirs ajoutaient un compte à rebours projeté sur la télévision en temps réel pour situer les participants dans le temps et favoriser leur motivation intrinsèque à se dépêcher à amasser des objets. Un jeu qui consolide le travail d’équipe, la rapidité, la motricité fine tout en étant vraiment amusant! Une activité qui permet d’être dans le moment présent, ici et maintenant! Soyez à l’affut de nos prochains articles où nous partagerons d’autres activités reçues! Merci encore à tous ceux et celles qui ont partagé leurs activités chouchous avec nous! Organiser des activités agréables avec vos résidents, en plus du soutien matériel et moral que vous pouvez leur apporter, va bien au-delà de l’objectif de passer un bon moment ensemble! Vous les aidez à travailler leur mémoire, à conserver leur dextérité, à stimuler leur concentration, etc. Les avantages sont multiples!
En savoir plusAînés et tout-petits ensemble pour vaincre la solitude
Matthew McConaughey Inspires Us All With His Virtual Bingo Sessions!« Actor Matthew McConaughey joined a group of seniors from The Enclave at Round Rock Senior Living community in Round Rock, Texas, on Friday, April 3, in a game of “virtual bingo” over a group video call. Joining McConaughey for the bingo party were his mother, his wife, and his children. “The generosity and kindness Matthew McConaughey and his family showed our residents was beautiful, but more importantly we were gifted with a humble message from his heart,” said William Swearingen, marketing spokesperson for Spectrum Retirement Communities, owner and operator of The Enclave at Round Rock Senior Living. This footage shows a moment from the game, as well as the seniors thanking McConaughey and his family for joining them.[…]In the midst of the COVID-19 pandemic, Matthew McConaughey, the American actor, took time out of his weekend to visit a retirement home — digitally — and spend time with some of the self-isolating senior residents of his home state, Texas.Along with his family, McConaughey, 50, called The Enclave at Round Rock Senior Living on Friday to host the community’s weekly bingo session, via Zoom.The Round Rock, Texas-based residency reportedly reached out to the Insterstellar star last September in hopes of getting him to host a couple of games, according to NME.McConaughey finally stepped up to the table on April 3 and devoted his time to 18 of the residents in light of the novel coronavirus, which has left many — seniors more notably — coping with boredom and loneliness.“Thank you to Matthew, his wife Camila, and his mom Kay for hosting our residents for a few rounds of virtual bingo,” read a post shared by the Enclave at Round Rock Senior Living’s Facebook page following the game.“Our residents had a great time playing and they loved talking with Matthew about his family heritage and his favourite drink,” they added.In another post — which featured a short clip of the lively interaction between McConaughey and his senior fans — the residency wrote, “During a time when we are all working to make lemonade out of lemons, we are so humbled that Matthew took the time to play our favourite game with us.”[…]Article from Global News
En savoir plusLes aînés n’ont pas peur de bouger!
Les aînés n’ont pas peur de bouger… quand on leur en donne l’occasionCARDIO. Musique disco, entraîneurs dynamiques et température idyllique, tout était réuni pour inciter les locataires de la Résidence Memphrémagog (rue Merry) à délier leurs muscles et faire quelques pas de danse, le 20 mai dernier… en direct de leur balcon.Sachant fort bien que plusieurs aînés sont particulièrement isolés depuis le début de la crise du coronavirus, l’organisme le Book humanitaire (Sherbrooke) et l’entreprise Cardio Plein Air ont uni leurs ressources pour aller égayer des résidences pour aînés de la région.Depuis un mois environ, ils trimballent leurs haut-parleurs et leur brigade d’une dizaine de personnes (et même une mascotte) pour offrir des séances de cardio animées, et ce, de façon bénévole. Jusqu’à maintenant, sept résidences ont été visitées. «On prend tous plaisir à participer à ces séances, et je crois que les aînés apprécient également l’initiative», estime l’entraîneur de Cardio Plein Air, Dany-Pier Bernier.«Notre organisme faisait déjà des appels de suivi auprès des gens âgés, afin de vérifier leur état de santé et moral. On a constaté que plusieurs souffraient de la solitude», ajoute la représentante du Book humanitaire, Johanne Bourgault.«Je connaissais déjà Dany-Pier, alors je n’ai pas eu de difficulté à le convaincre d’embarquer dans cette aventure. Tout ce qu’on souhaitait, c’était de briser un peu leur routine», précise-t-elle.Et à voir tous les visages souriants sur les différents balcons, on peut affirmer que l’objectif est atteint.Crédit : Patrick TurdeauCliquez ici pour voir l’article original!
En savoir plusLa santé cognitive
Le vieillissement amène son lot de changements, ce qui peut être perçu comme un déclin avec son lot de pertes. Le cerveau n’y échappe pas. Il y a une multitude de transformations cérébrales, avec d’innombrables variables d’une personne à l’autre. Elles n’affecteront pas nécessairement la performance de toutes les capacités cognitives.Les principaux changements sont :1. Ralentissement de la pensée et de certaines actions.2. Difficulté à se concentrer.3. Difficulté d’apprentissage.Ces derniers représentent des déclins normaux en fonction du vieillissement. Par contre, le cerveau peut subir des changements qui mènent à des troubles cognitifs, avec des atteintes au niveau de l’attention, de la mémoire, du langage, de la planification, etc.Il y a de multiples facteurs de risques dits malléables, sur lesquels vous pouvez influer afin de réduire les risques de développer des maladies cognitives. Parmi ceux dont il est question dans la plus récente édition de The Lancet, citons le diabète, l’hypertension et l’obésité qui causent de l’inflammation et une tension élevée qui affecteraient la cognition, mais aussi un bas niveau de scolarité, l’isolation sociale, la dépression, la perte d’audition, le tabagisme et l’inactivité physique…Il est vrai que nous avons peu de contrôle, mais des armes redoutables existent pour prévenir et maintenir de bonnes capacités cognitives : nos habitudes de vie et nos comportements… Faire de l’exercice physique, un facteur importantIl est prouvé que les personnes âgées qui font de l’exercice sont plus susceptibles de maintenir leur santé cognitive que celles qui n’en font pas. Bien qu’aucun essai randomisé ne soit disponible pour démontrer que l’activité physique prévient le déclin cognitif ou la démence, des études d’observation ont montré une relation inverse entre l’exercice et le risque de démence.Les résultats d’une méta-analyse de 15 études de cohortes prospectives ayant suivi 33 816 personnes sans démence durant 1 à 12 années ont indiqué que l’activité physique avait un effet préventif significatif contre le déclin cognitif, les niveaux élevés d’exercice étant les plus protecteurs.Une autre méta-analyse comprenait 16 études portant sur 163 797 participants sans démence et a révélé que le risque relatif de démence dans les groupes d’activité physique les plus élevés par rapport au groupe le plus faible était de 0,72 et celui de la maladie d’Alzheimer était de 0,55.L’exercice physique comporte également des avantages chez les personnes âgées sans démence, comme l’amélioration de l’équilibre et la réduction des chutes, l’amélioration de l’humeur, la réduction de la mortalité et l’amélioration de la fonction.Il est conseillé de faire de l’exercice trois fois par semaine afin de garder une meilleure santé générale et cardiovasculaire. En plus, cela diminue le stress et augmente l’apport sanguin au cerveau. Soyez curieux et explorez une activité qui vous plaira et commencez à un niveau qui vous est accessible. Avant toute chose, si vous avez une condition médicale particulière, consultez un médecin avant d’entreprendre un programme d’entraînement.Maintenir des suivis médicauxPrévenir, c’est guérir. Consultez votre médecin afin de faire des bilans de santé annuels. Tel que mentionné précédemment, le diabète, l’hypertension et l’obésité sont des facteurs de risques, il est donc important de les diagnostiquer puis de les contrôler.Pour éviter toute sous-stimulation, n’oubliez pas de tester votre vue et votre audition puisque ces sens sont tout aussi importants au maintien de la santé cognitive. Bien s’alimenterPour éviter l’obésité mais aussi afin de prévenir toute carence en vitamines et minéraux essentiels, diversifiez sainement votre alimentation. Selon l’Association québécoise des neuropsychologues, le poisson, les fruits et légumes, les céréales à grains entiers et les bons gras ont de bons apports nutritifs au cerveau.Bien dormirLa fatigue, la mémoire et l’attention sont principalement atteintes lorsque nous n’atteignons pas les cinq stades du sommeil. Développez une routine du soir et minimisez l’utilisation d’écrans, tel le téléviseur, au moins une heure avant le coucher.Éviter le stressLe stress affecte le cerveau et le rend vulnérable, il perturbe la mémoire et touche notre perception et nos attentes. Il faut donc arriver à développer de bonnes techniques de relaxation et des activités reposantes. Exercez-vous à prendre de grandes respirations et faites de la méditation que ce soit par l’écoute de CD ou par la pratique du tai chi ou du yoga.Entretenir des liens sociauxLe maintien d’une vie sociale prévient l’isolement, la dépression et l’anxiété. Les activités sociales, aussi banales semblent-elles, sont d’une importance cruciale à la stimulation cognitive et protège du déclin cognitif. Inscrivez-vous à un club de lecture ou de golf, contactez les organismes communautaires de votre région comme la Maison des Grands-Parents ou le Club de l’âge d’or. Vous pouvez aussi faire du bénévolat, une manière simple de créer des liens tout en donnant au suivant.En temps de pandémie, les liens sociaux sont d’autant plus importants. N’hésitez pas à faire des échanges vidéo avec vos proches ou à les voir en respectant la distanciation sociale.Continuer de jouerLa navigation sur internet, le jardinage, le tricot, les casse-tête, la lecture, la pratique d’un instrument de musique ne sont que quelques exemples d’activités stimulantes intellectuellement. Il n’y a pas d’activité meilleure qu’une autre, il faut simplement qu’elle vous intéresse et qu’elle soit quotidienne. En conclusion, il est important de se rappeler que le système cognitif vit des changements tout au long de sa vie et que le vieillissement atteint la structure et la chimie du cerveau. Sachez, que le cerveau est d’une malléabilité surprenante et qu’il continue de s’adapter, peu importe l’âge. Par Patricia Cyr, éducatrice spécialisée Références :The Lancet, Dementia prevention, intervention, and careAssociation québécoise des neuropsychologues
En savoir plusLes étapes
Il est parfois difficile de comprendre pourquoi du jour au lendemain notre proche ne semble plus capable de faire une activité qu’il faisait pourtant hier sans problème. Les maladies neurodégénératives sont complexes et se développent de façon non linéaire. Les stades se chevauchent et varient d’une personne à l’autre. Il est important de garder en tête qu’une personne peut ne plus être capable de faire une activité pendant plusieurs jours ou semaines et retrouver ses capacités pour la faire plus tard. On doit essayer de réintégrer l’activité en douceur afin de permettre à la personne de rester autonome le plus longtemps possible.Il y aura des moments où le sens des mots sera difficile à trouver, où il sera difficile de prendre des objets, où les liens ne se feront plus automatiquement. Mais souvenez-vous surtout que l’important est de s’assurer que la personne soit en situation de réussite. Il faut éviter de faire subir des échecs à votre proche afin qu’il continue à avoir envie de faire des activités et à profiter de ses capacités résiduelles.Lorsque vous offrez une activité à votre proche, il peut être difficile de décoder les mots ou le but lorsqu’il est hors contexte. Par exemple, si vous demandez à la personne si elle veut classer des photos de voyage pendant qu’elle sort de table, il se peut que celle-ci ne comprenne pas ce que vous avez en tête. Disons que vous sortez les photos et que vous les étalez devant elle, ce sera beaucoup plus facile à comprendre et d’y trouver de l’intérêt. Si votre proche ne réagit pas, on peut regarder une photo, la commenter et la mettre dans la colonne « Voyage à la mer ». Prenez une deuxième photo et demandez à votre proche de la commenter et de la mettre dans la bonne colonne. Préparer des titres de colonne peut aider à faire cette activité. Peut-être votre proche prend-il plaisir à vous regarder et à vous écouter? Il avoir prendre du plaisir en semblant plus passif, juste à vous écouter et regarder faire ce tri. S’il ne se désengage pas, c’est un pas dans la bonne direction.Donc pour résumer, la première étape serait d’inviter verbalement votre proche à faire une activité. Ensuite, on peut commencer le mouvement puisque les personnes ont souvent un déclic en imitant l’autre et finalement, on peut l’encourager physiquement en l’aidant à prendre l’objet jusqu’à sa destination. Souvent, à l’intérieur d’une de ces étapes, la personne aidée s’intéressera à l’activité et la comprendra. Prenez votre temps et laissez l’autre faire de même. Le plaisir se trouve dans les étapes et non dans le résultat et surtout, dans le moment passé ensemble.
En savoir plus10 raisons pour choisir la musique
Des études démontrent que la musique est un puissant stimulant pour le cerveau, tant sur le plan émotionnel que cognitif. Voilà qui explique pourquoi la musique est un outil d’intervention de choix dans le traitement des personnes atteintes de démence. Même lorsque cognition, sémantique, compréhension, mémoire fonctionnelle et traitement de l’information disparaissent, la musique rejoint des émotions issues d’endroits du cerveau où l’activité neuronale est encore active, en tout ou en partie.Peu importe la cause de la démence, c’est le transfert de l’information de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme qui est perturbé. Retenir de nouvelles informations devient impossible. Les intervenants cherchent alors des stratégies permettant d’effectuer ce transfert d’une mémoire à l’autre.Les stratégies qui y parviennent s’emploient à créer des associations, des réactions émotives, une amélioration de l’humeur; utilisent la répétition, l’organisation et la structure de l’information; et même l’humour. On retrouve plusieurs de ces concepts dans la musique, ce qui expliquerait son efficacité comme déclencheur du souvenir.Ce sont les connexions du nerf auditif à des structures limbiques clés dans le cerveau qui expliquent la charge émotive que produit l’audition d’une musique familière. La zone limbique de la partie médiane du cerveau participe au stockage de la mémoire à long terme et au le traitement des émotions. Parce que les souvenirs persistent lorsqu’ils ont une connotation personnelle importante pour l’individu, et que le traitement par le cerveau d’une musique familière semble contourner des structures corticales supérieures, il est possible d’atteindre le « sens de soi » chez une personne atteinte de démence en utilisant une musique significative pour elle.L’utilisation d’un air connu en tant que déclencheur de mémoire dans le traitement de la démence fait ressurgir les souvenirs du passé, aide les personnes atteintes à retrouver leur « sens de soi », surtout s’il fait appel à des émotions liées à une expérience ayant joué un rôle important et significatif pour elles.Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la musique est un choix tout indiqué pour venir en aide aux personnes atteintes de démence : La musique entretient et stimule la mémoire. La musique utilisée de façon individualisée peut réduire les comportements agités ou combatifs. La musique utilisée de façon individualisée aide à reconstruire l’identité et préserve le « sens de soi ». La musique est un mode d’expression et de communication non verbale qui parle aux émotions et aux sentiments. La musique est une expérience esthétique qui réintroduit la beauté et la spiritualité dans l’existence. La musique pourrait avoir un effet positif favorisant le prolongement de la capacité à faire des connexions et à adopter un comportement approprié. Les intervenants peuvent aisément incorporer la musique à leurs soins. Faire de la musique répond à des besoins psychosociaux des personnes atteintes de démence tels que : réconfort, attachement, inclusion, occupation. La musique permet des connexions dans tous les domaines. La musique contribue à la qualité de vie en favorisant la socialisation.
En savoir plusIl n’est jamais trop tard pour découvrir de nouvelles passions
Ce n’est pas parce qu’une personne âgée n’a jamais fait quelque chose que ce n’est pas quelque chose qu’elle pourrait aimer. Nos aînés n’ont pas vécu dans la société des loisirs actuelle et leur quotidien était généralement bien rempli de tâches et d’obligations. Rien ne vous empêche donc de leur proposer des activités qui sortent de leurs habitudes. Cela ne vient aucunement en opposition avec l’idée de préserver leur identité et de ne pas les confronter.En fait, il ne faut pas présumer du passé de quelqu’un pour le définir aujourd’hui. Les gens changent et évoluent; la vieillesse et la maladie apportent parfois des changements surprenants dans les intérêts et les envies. Sans compter les inhibitions qui tombent, accompagnées de la peur d’être jugé et de la pression d’être conforme à un modèle. En effet, ce n’est pas parce qu’un homme a passé sa vie à travailler dur, avec de la machinerie et des tracteurs, qu’il ne prendra pas plaisir à peindre, avec un tout petit pinceau, une œuvre tout en détail et en finesse. De même qu’une femme qui a toujours pris soin de sa famille en cuisinant, tricotant et raccommodant ne préférera pas manier le marteau, la scie et les autres outils qui lui étaient inaccessibles dans sa jeunesse. N’hésitez donc pas à proposer des activités qui peuvent sembler, de prime abord, incongrues avec l’histoire de vie à laquelle vous avez accès! Des talents cachés, parfois bien enfouis, se terrent peut-être chez certains!Passez en boutique pour découvrir nos produits, du matériel artistique à celui de construction, en passant par la musique et le jardinage, adaptés à tous les niveaux d’autonomie!
En savoir plusLa « post-aidance »
Entrevue avec Isabelle Van Pevenage, chercheure au Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale (CREGÉS) du CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.Les intérêts de recherche de Madame Van Pevenage se rattachent à la post-aidance. Ils s’articulent autour — entre autres — de la proche aidance, du deuil et de la relation à la mort, ainsi que des soins palliatifs et de fin de vie.Qu’appelle-t-on la « post-aidance »? Est-ce un terme officiel?La « post-aidance » n’est pas un terme officiel et n’est en général pas reconnue, ni par les personnes proches aidantes ni par les intervenants. De manière très factuelle, il s’agit de la période qui suit celle plus ou moins longue de la proche aidance. J’insiste sur cette notion de durée, car cela peut influencer grandement le vécu de la post-aidance. Les personnes proches aidantes peuvent être accaparées par leur rôle au quotidien, se projetant peu dans le futur. Certaines le font, mais c’est plutôt rare. Et bien souvent, elles savent ce qu’il va se passer, mais réfléchir à la post-aidance, au « après », après la mort, après le placement… c’est difficile, on ne veut pas se préparer à cela. Quelque part, c’est une fin — la fin de la relation avec la personne aidée. L’expression consacrée dans une situation d’aidance, ce pourrait être « on va pelleter quand il va neiger ». Et, en fin de compte, cela peut s’avérer un très bon moyen de défense.Pour les intervenants, on a toujours le problème du manque de ressources, mais au-delà de ça, la post-aidance sort du cadre de leur travail. Une fois que la personne aidée est décédée, son dossier est clos. À moins que la personne proche aidante n’ait elle-même des besoins, elle ne fait plus partie du processus, malheureusement.Quelles sont les conséquences physiques et morales pour la personne proche aidante?Les conséquences sont intimement liées à la durée de la proche aidance, tel que je le mentionnais plus tôt. Si cette étape a été relativement courte, la personne proche aidante vivra son deuil. Dans le cas de la post-aidance, les conséquences peuvent se manifester bien après, mais le deuil s’ajoute à la post-aidance, avec toute la tristesse qu’il implique. Physiquement, les défenses peuvent s’effondrer, la personne peut enfin se permettre de se sentir extrêmement fatiguée, déprimée… Elle peut aussi éprouver un certain soulagement à l’idée que la situation soit terminée. Et c’est là que la culpabilité peut émerger, celle de ressentir du soulagement, alors que la personne aidée est partie.À quelles ressources ces personnes peuvent-elles faire appel pour mieux traverser cette période?Il y a peu de soutien psychosocial disponible dans le réseau de la santé, surtout si les personnes proches aidantes ne sont pas identifiées comme telles. Donc, on peut se tourner vers le secteur communautaire, et rechercher des activités sociales qui vont contrer l’isolement, comme des cuisines communautaires par exemple. Ce sont des ressources qui n’ont pas de rapport direct à priori, mais qui peuvent être bien utiles. Se pose aussi le problème de l’accessibilité des informations : si l’on ne sait pas que le problème existe, on ne va pas chercher à le résoudre.Est-ce que la post-aidance peut être l’occasion pour la personne de faire le « bilan » de son expérience, afin d’en faire ressortir les éléments positifs?Oui, et le meilleur exemple s’observe dans les maisons de soins palliatifs, dans lesquelles les bénévoles sont souvent d’anciennes personnes proches aidantes. Elles ont pu être soutenues et veulent rendre d’une certaine façon ce qu’elles ont reçu. Selon leur expérience, elles ont pu développer des compétences qui peuvent leur permettre de rebondir, voire même de rebondir sur le marché du travail par exemple. Et elles peuvent aussi ressentir le plaisir d’avoir donné d’elles-mêmes, de pouvoir transmettre des connaissances, et en tirer une certaine fierté.De quels moyens dispose la personne proche aidante pour se préparer à cette étape?La meilleure chose à faire serait de ne pas s’isoler, tenter de ne pas s’épuiser, s’entourer et trouver du support. Très important aussi : ne pas cesser de s’investir dans d’autres « identités » : continuer d’être un grand-parent, un conjoint, un ami… bref, ne pas être uniquement un proche aidant.Vous vivez une période de post-aidance? Le service Info-aidant reste disponible pour vous, et peut vous informer sur les ressources disponibles pour vous soutenir dans cette phase. N’hésitez-pas à le contacter au 1 855 852-7784 ou en écrivant au info-aidant@lappui.orgPour voir l’article original, cliquez ici.
En savoir plusCélébrer les fêtes en centre d’hébergement
À l’approche des fêtes, les familles font des projets, achètent des cadeaux! Malheureusement, pour de nombreuses personnes telles que les personnes âgées et les résidents en centre d’hébergement, cette période de l’année se déroule parfois dans la solitude et l’isolement. Selon le rapport sur l’isolement social des aînés du Conseil national des aînés, de nombreux résidents en centre d’hébergements sont isolés socialement ou risquent de le devenir. Statistique Canada rapporte, dans une enquête de 2008, que 19 % des individus âgés de 65 ans ou plus manquent de compagnie ou se sentent délaissés ou isolés. Certains peuvent même se sentir déconnectés. Les festivités au sein de l’établissement peuvent adoucir cette période qui est difficile pour certains. Suggestions pour éviter la solitude Cette période de l’année est pleine de souvenirs, de traditions et d’anecdotes. C’est l’occasion idéale pour faire des activités de réminiscence : Créez des albums de photos de famille ; Dansez sur de la musique de Noël ; Montrez des films de Noël classiques ; Faire des arrangements floraux ; Préparez du pot-pourri à la cannelle et au clou de girofle ; Parlez des traditions de Noël de chacun. À la veille de Noël, les personnes âgées restées seules pourraient faire un échange de cadeaux. Cet échange sera grandement apprécié par les résidents. Même si nous avons tendance à rompre avec la routine en cette période de l’année, il est important de garder une certaine constance dans le mode de vie des résidents. Par exemple, essayez de planifier les repas aux heures habituelles, mais ajoutez des mets traditionnels au menu. Et rappelez-vous, même les petites pensées peuvent faire toute la différence.
En savoir plusSe concentrer sur ce qui fonctionne
Quand il nous arrive une situation difficile, pour y faire face, nous avons l’habitude de dresser la liste de ce qui ne fonctionne pas afin de trouver des solutions. Si on prend la situation d’une personne qui est acceptée en hébergement parce qu’elle est en perte d’autonomie, toute une équipe a fait préalablement l’inventaire de ce qui ne fonctionne pas avec la personne : ne peut plus aller à la toilette, ne parle plus, ne marche plus, est déprimé, ne mange plus seule, oublie où se situent les choses, etc. On a alors un portrait assez négatif de la personne, ou plutôt un portrait restrictif, bien qu’il soit important si on veut pallier les difficultés du quotidien.Cependant, prend-on le temps de faire la liste de toutes les choses que la personne peut encore faire? De ce qu’elle aime encore faire, veut encore faire? De ce qui fonctionne encore avec la personne si on lui accorde un peu d’aide et des outils pour y arriver? Nous aurions ainsi un portrait qui représente le verre d’eau à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, non? Un portrait plus positif de notre proche. Un portrait que l’on pourrait aussi partager un jour à ceux qui le prendront sous leur aile.On parle beaucoup de redonner du pouvoir aux personnes en perte d’autonomie pour qu’ils se sentent respectés et encouragés. Pour ce faire, on doit faire la liste de ce qui fonctionne. Est-ce que mon proche peut encore utiliser une liste? Suivre des instructions? Participer à des tâches ménagères? Faire du jardinage, laver la voiture, cuisiner des recettes simples? Classer les vieilles photos? Faire de courtes sorties avec les enfants et petits-enfants? Bien sûr, ces projets vont nécessiter un peu d’organisation, de planification. On devra séparer les étapes des activités pour que la personne ne soit pas en situation d’échec. Mais imaginez un quotidien dans lequel votre proche se sent moins inutile, encore en vie, encore capable de faire quelque chose qui a du sens. On peut penser immédiatement à une diminution de la dépression, de l’apathie, du stress. On peut s’imaginer aider notre proche à retrouver le sourire. Et le sourire, c’est contagieux!
En savoir plusLe pouvoir de la réminiscence
La réminiscence, c’est se souvenir d’expériences du passé, chose que l’on fait quotidiennement, c’est une activité naturelle et sociale qui permet de faire le pont entre hier et aujourd’hui. Mais pourquoi est-ce si important pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer? D’un côté, la réminiscence lui permet de se retrouver dans une période de sa vie plus heureuse, où elle était en bonne santé et en contrôle de sa vie. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que cette activité peut aussi nous redonner une chose qu’on a perdue il y a longtemps : du plaisir avec notre proche.Trop souvent, on est débordés par les soins, on passe notre temps à surveiller la personne, à vivre de l’inquiétude et ça prend toute la place dans la relation. On perd l’énergie pour faire des activités plaisantes, ou on n’en prend simplement plus le temps. On entend souvent parler de « redonner le pouvoir aux aînés », mais on ne parle pas assez souvent des moments intimes qu’on oublie. En effet, redonner le pouvoir aux gens, c’est les laisser vivre des choses dans lesquelles ils ont toujours été. C’est un défi de faire le temps pour ces activités. Mais ça en vaut tellement la peine. En prenant le temps de faire de la réminiscence, on se permet de retrouver la personne qu’on aime, et on arrête de voir notre proche comme une personne toujours dans le besoin direct, on se rapproche de l’autre et on crée surtout des moments intimes.Mais comment raviver les souvenirs d’une personne ayant des problèmes de mémoire? Comment avoir une discussion, quand aujourd’hui, les mots ne lui viennent juste pas? Ce n’est pas toujours facile. Mais il y a toujours une solution. Vous pouvez faire appel à des déclencheurs de souvenirs. Sortez une vieille pipe, mettez un peu de Pledge sur une débarbouillette, trouvez une pompe à huile de machine à coudre et faites-les sentir à votre proche. Des odeurs de la vie quotidienne raviveront leurs souvenirs. Laissez la personne toucher, sentir, s’exprimer. N’hésitez pas à aller faire un tour chez l’antiquaire pour trouver des objets anciens (sac à main, batteur à œufs, fer à friser, pipe, etc.), même s’ils sont brisés, ils raviveront des souvenirs chez votre proche.Parfois, il suffit de voir une photo pour que les souvenirs s’allument. Et d’autres fois, les souvenirs ne s’expriment pas à travers la parole, mais plutôt la musique. C’est le temps de retrouver les chansons sur lesquelles votre proche dansait. La musique vous permettra de remplir la maison ou la chambre d’une ambiance qu’on a perdue depuis longtemps parce qu’on est trop dans le soin.Et pour les meilleures journées, posez-leur des questions ouvertes pour que la personne soit toujours en situation de réussite. On le sait bien, des fois les souvenirs ne viennent pas, mais d’autres fois, les souvenirs viennent par milliers. Vous serez surpris par leur justesse. Par les détails qui sauront vous bercer dans ces souvenirs, comme si vous y étiez. Vous vous surprendrez même peut-être à en apprendre plus sur votre proche et à le voir sous un nouvel œil. En laissant la personne parler et se perdre dans les détails de ses histoires, non seulement on se rapproche d’elle, mais on lui permet aussi de revivre la joie de ces moments heureux. N’oubliez pas de regarder la personne dans les yeux pendant qu’elle parle, faites-lui sentir qu’elle a votre écoute entière et vous vivrez une belle expérience de partage.La réminiscence, c’est une activité importante dans le maintien de l’autonomie des aînés, mais c’est surtout une belle façon de vivre des moments touchants avec son proche. Cette activité peu coûteuse est facile à faire à la maison et peut aussi être refaite en maison d’hébergement, et c’est ce qui en fait un incontournable pour redonner du pouvoir aux aînés.
En savoir plusLa thérapie par la poupée : une façon de redonner du pouvoir
Vous avez probablement déjà vu des aînés en centre d’hébergement qui prennent soin d’une poupée, mais en connaissez-vous les bienfaits thérapeutiques? En fait, offrir une poupée à une personne en perte d’autonomie, c’est lui donner la chance de redonner à son tour… Certains pourraient croire que cet outil est infantilisant, mais c’est tout le contraire!En effet, il est prouvé qu’une poupée confiée à quelqu’un peut lui procurer un grand sentiment d’utilité. Au quotidien, plus les déficits cognitifs des personnes augmentent, plus leurs pouvoirs décisionnels leur sont retirés. Pour leur bien-être, nous prenons en charge l’ensemble de leurs besoins… En leur remettant une poupée, on contribue à leur redonner du pouvoir, donc un rôle social, et ainsi à réduire leur anxiété et leur agitation. De plus, les personnes ayant la maladie d’Alzheimer manipuleront leur poupée et la berceront, ce qui leur permettra d’exprimer des sentiments de tendresse. Ces femmes et ces hommes qui ont donné toute leur vie ne font plus aujourd’hui que recevoir des soins, de l’attention, quelques cajoleries. Mais donner? Les poupées sont utilisées par les personnes atteintes de démence qui les manipuleront et les berceront pour exprimer des sentiments de tendresse, et ce, en groupe ou individuellement.Cette activité calmante qui éveille des sentiments maternels et redonne un rôle social aux utilisatrices, contribue à réduire le stress l’agitation quotidienne. Lorsque la poupée est utilisée en groupe à l’intérieur d’une activité de réminiscence, elle permet à vos résidents de socialiser dans un contexte familial. Le poids réaliste de la poupée contribue également à diminuer le stress en agissant de la même manière que les couvertures lourdes et les coussins thérapeutiques. Il est à noter que les caractéristiques réalistes, telles que le poids, les yeux qui ferment et une texture souple, favorisent une meilleure acceptation de la poupée. C’est vraiment un outil à privilégier!
En savoir plusCréer des liens privilégiés
Certains les nomment des activités intergénérationnelles, mais plus simplement, on dirait plutôt que c’est mettre en interaction des aînés en perte d’autonomie avec des petits enfants. Pourquoi est-ce l’activité la plus populaire, toutes catégories confondues, chez les aînés? Tout simplement parce que les enfants ne jugent pas. Ils développent un contact privilégié avec les aînés, sans se poser de questions sur leur condition. Au contact de l’enfant, l’aîné se sent valorisé parce qu’il peut l’aider à faire un casse-tête, à faire une tour de bloc, ou encore à lire une histoire. On hésite parfois à amener les petits en centre d’hébergement de peur de déranger. Et pourtant, le rire et les cris d’un enfant sont excessivement stimulants pour des aînés qui ne sont plus en contact avec les bruits normaux de la vie quotidienne. Si on vit encore à la maison, pourquoi ne pas demander à nos petits-enfants de passer faire une visite une fois par semaine avec les tous petits? Cette activité qui ne coûte rien remplace bien des médicaments contre l’anxiété et la dépression. Sourire assuré!
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